Qu’attendre de nos joueurs pour la saison à venir ?

La saison approche et c’est le moment de se poser pour savoir ce qu’on est en droit d’attendre de nos joueurs pour la saison prochaine. Un léger retour sur l’exercice écoulé afin de pouvoir en déduire les espérances pour la saison à venir.  

 

 

 Les fondations

 

  • Damian Lillard : Notre franchise-player sort d’une régulière remarquable à tout point de vue. Avec Damian, les ingrédients leadership, clutchitude et determination sont au rendez-vous tous les soirs. Pour ces joueurs de très haut niveau, l’exigence s’attèle désormais à d’infimes détails. Des limites entraperçu en playoffs et mis en évidence par le plan anti-Lillard orchestré par Alvin Gentry. Verrouillé par le cadenas Holiday et des traps incessantes, Lillard n’a pu s’affranchir de ce marquage à la culotte par une meilleur utilisation de son jeu off the ball. La faute à ces coéquipiers ou au coach ? Là n’est pas la question. Dame Dolla a laissé entrevoir une faille à ses adversaires et détracteurs. A lui d’y mettre un terme en répondant sur le terrain. La régulière ne devrait pas être un obstacle majeur, le vrai juge paix devra avoir lieu en playoffs.

 

  • CJ McCollum : Joueur ô combien élégant qui nous régalera dés la reprise de par son dribble soyeux et son toucher divin, C.J McCollum s’est affirmé en véritable lieutenant de ses Blazers. Sauf qu’on est en droit d’en attendre plus de C.J. De par les galères de Damian Lillard en playoffs, on a pu observer quelques prémices de séquences avec Christian James en porteur de balle. L’arrivée d’un combo-guard comme Seth Curry tend dans ce sens et on devrait voir les séquences avec CJ balle en main se multiplier dans l’Oregon. Si un brin de défense pouvait venir se glisser par là, la fête n’en serait que plus belle.

 

  • Jusuf Nurkic : Le 3e larron du trio des Blazers. Malheureusement et c’était attendu, Nurkic n’est pas ce lieutenant qui permettra de passer un cap à Portland. Malgré tout, l’arrivée du pivot a permis d’instaurer de l’alternance et un peu moins de prévisibilité dans le jeu des Blazers. Il a également permis de réduire la pace de l’équipe, permettant aux hommes de Terry Stotts de se poser quelque peu et ainsi établir une défense solide, l’une des facteurs déterminants dans la réussite de cette saison. Souvent cantonné à faire les poubelles, Nurkic devra s’affirmer afin de réclamer d’avantage de ballons. Parfois limité en terme de minutes, il pourrait voir le sophomore Collins lui soufflait gentiment dans le cou. Malgré tout, la saison dernière était réussie. On redemande la même copie avec une affirmation plus prononcée et un côté nasty qui manque terriblement à cette équipe.

 

  • Al-Faruq Aminu : Le cheef fut l’une des rares satisfactions lors des derniers playoffs. Souvent moqué pour son tir peu orthodoxe, Aminu fut l’un des Blazers les plus constants la saison dernière. Désormais installé sur le poste d’ailier-fort qui lui sied à ravir, il est un des rouages principaux d’une défense qui a donné satisfaction l’an passée. Son énergie au rebond, sa défense sur l’homme et son % du parking en font un élément solide du cinq majeur des Blazers. On demande exactement la même copie pour la saison à venir.

 

On vous attend au tournant

 

  • Evan Turner : Alternant avec Moe Harkless entre une place dans le 5 majeur et son rôle de meilleur joueur du banc , Evan Turner n’a clairement pas répondu aux attentes et essuie de nombreuses critiques notamment liées à son juteux contrat. En régulière, ça peut passer mais sa quasi-inexistance en playoffs fit resurgir ces mêmes critiques de plus belle. Incapable de peser que ce soit au scoring, à la création ou en défense, son apport fut médiocre. Alors qu’il lui reste 2 années de contrat et que personne ne semble en vouloir, Evan Turner continuera bien évidemment de jouer. Si l’arrivée de Seth Curry peut vouloir dire plus d’attaques menées par C.J, il en va de même pour Evan. Il doit devenir le créateur numéro 1 du banc, notamment aux côtés de Curry et Stauskas qui seront se démarquer par leur jeu sans ballon. C’est un rôle qu’il a déjà endossé par le passé (Boston notamment) même si le système est complètement différent. On attend un Evan Turner, créateur et catalyseur d’une second unit au visage renouvelé.

 

  • Moe Harkless : Maurice de son prénom complet a réalisé une belle seconde partie de saison. N’ayant pas totalement acquis la confiance du coach et souvent enclin aux pépins physiques, on est en droit d’attendre mieux de l’ancien joueur du Magic. Pour ma part, sa place est dans le 5 majeur des Blazers. Il est le parfait rouage et complément au back-court, à la manière d’un Al-Faruq Aminu. Malheureusement, Moe n’a joué aucun match en pré-saison et sa blessure au genou inquiète, d’autant que les médecins ne parviennent pas à déterminer réellement la gravité de sa blessure. Lorsqu’il sera de retour, son salut passera par une adresse du parking retrouvée et une volonté inebranlable de rendre muet son opposant du soir.

 

La jeunesse

 

  • Zach Collins : Le sophomore a réalisé une saison rookie des plus intéressantes. Arrivé avec la pression que confère le titre de lottery pick, Zach Collins a fait abstraction des nombreuses critiques envers ce choix jugé douteux de la part des principaux observateurs. Des stats certes peu emballantes (5 points et 5 rebonds en 20 minute de moyenne) mais un vrai impact sur le parquet et de belles promesses pour l’avenir. Avec le départ d’Ed Davis et un secteur intérieur clairsemé, l’ex-pivot de Gonzaga devrait encore gratter quelques minutes supplémentaires en tant que back-up de Nurkic. Sa capacité à sanctionner de loin et sa longueur offre une possibilité de jeu différente à Terry Stotts. Son objectif de l’été fut de renforcer sa frêle carcasse et nous sommes impatients de voir sa progression cette saison

 

  • Caleb Swanigan : Quelques matchs en début de saison et ensuite, beaucoup d’aller et retour entre l’équipe première et la G-League (une dizaine de matchs avec les Canton Charge). Bref, Caleb Swanigan n’a pas pu démontré grand-chose. Comme d’autres de ses camarades sur les lignes arrières, Caleb pourrait faire valoir son va-tout dans un secteur intérieur affaibli. Son énergie au rebond et sa hargne défensive doivent lui permettre de grappiller des minutes, d’autant que les Blazers ont par moment des passages à vide dans les secteurs justement cités. D’autant que Caleb n’est pas maladroit en attaque même s’il restera cantonné dans un rôle d’éboueur qui lui irait à ravir et dont il se contenterait volontiers. Caleb devra répondre présent quand Terry Stotts fera appel à ses services.

 

  • Wade Baldwin IV : Arrivé en cours de saison dernière après un passage en G-League, ce dernier a même su s’octroyer quelques minutes en playoffs à l’instar d’un Napier dont Portland avait probablement perdu toute illusion de le conserver. Terry Stotts apprécie Wade pour son penchant défensif avec son gabarit imposant sur le poste de meneur et sa longueur de bras, un profil qui manque cruellement chez nos guards. Il devrait se partager le rôle de 3e meneur même s’il peut également être décalé sur le poste d’arrière afin de jouer aux côtés de quelqu’un. Son objectif sera de gratter un maximum de minutes tout au long de la saison et de ne laisser aucun répit au meneur adverse, les rares fois où il apparaîtra  sur le parquet.

 

  • Jake Layman : Plutôt enclin à jouer les tourneurs de serviette sur le banc, son temps de jeu fut famélique la saison dernière. Cependant, avec le faible taux d’arrivée enregistré cet été, Jake aura sa carte à jouer. Il pourrait venir colmater la place laissée vacante par Pat Connaughton. Voire mieux. Puisqu’avec la blessure d’Harkless, Jake fut titularisé à 4 reprises lors de la pré-saison pour des prestations remarquées notamment face aux Suns. Sa capacité à sanctionner en catch-and-shoot et sa défense s’inscrit dans la digne lignée d’un Nik Stauskas. Comme Swanigan, Jake ne devra pas louper le coche quand Terry Stotts fera appel à ses services.

 

Les petits nouveaux

 

  • Seth Curry : C’est un nouveau challenge qui se dresse devant Seth Curry. Un aspect auquel il a été confronté tout au long de sa jeune carrière NBA, devant se battre chaque jour afin de prouver sa valeur, qui plus est quand vous portez un tel nom. Le frère cadet de Steph a vu sa progression stoppé nette par une année blanche la saison dernière, la faute à une fracture de fatigue au tibia. Sa priorité sera de revenir à 100% de ses moyens physiques. Enfin, les Blazers lui demanderont de reprendre le rôle de Shabazz Napier en qualité de back-up de Damian Lillard, en oscillant entre les postes 1/2 selon les besoins et les hommes sur le parquet. Seth a prouvé qu’il en était capable lors de l’exercice 2016/2017 avec les Mavs. Sa capacité à sanctionner de loin avec une efficacité redoutable et son premier pas rapide seront des atouts indéniables de la second unit.

 

  • Nik Stauskas : On continue la (longue) liste de nos shooteurs avec ce bon Nik Stauskas. Fraîchement débarqué dans l’Oregon, l’ancien 8e choix de la draft n’a jamais su faire son trou en NBA, après des passages peu concluants successivement aux Kings, Sixers et Nets. Portland a su démontré son savoir-faire dans l’utilisation de ces shooteurs, ces derniers profitant largement des espaces crées par notre back-court notamment. Sur sa fin de saison avec Brooklyn, ses pourcentages (du parking notamment) étaient excellents (40% pour presque 3 tentatives par match). Espérons que Nik ait emporté son adresse new-yorkaise dans ses bagages. Il aura un rôle à jouer dans le scoring de la second unit et pourrait même surprendre en contribuant autrement que par son simple shoot.

 

  • Gary Trent Jr : Mon chouchou pour la saison à venir. Fan de la draft depuis quelques temps, je suis toujours impatient de voir nos rookies à l’oeuvre. L’ancien arrière de Duke possède les mensurations parfaites pour le poste d’arrière (1,95m et proche des 95 kg). Joueur technique et intelligent, son défaut réside dans sa capacité à passer son adversaire par le dribble. Aucun soucis, Gary n’aura pas beaucoup l’occasion de poser la balle au sol et pourra le travailler tout au long de l’année pour le faire évoluer. S’il obtient des minutes et les faveurs du coach, l’ancien Bluedevil devrait se muer dans un rôle de 3&D.

 

  • Anfernee Simmons : C’est un autre type de pari que Portland a tenté lors du soir de la draft. Boycotant l’université pour effectuer une pige de plus dans son équipe du lycée, Anfernee est un meneur slasheur au physique de bambin qui n’est clairement pas NBA Ready pour le moment. Comme Gary Trent Jr, pas sûr qu’il est beaucoup de temps de jeu pour pouvoir s’exprimer durant son année rookie.

 

 

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