Saison 2018/2019 – Épisode 4 : Jusuf Nurkic terrassait les Kings et voyait quintuple

Tout au long de la saison 2018/2019, le chemin des Trail Blazers a été jalonné de victoires, de succès, d’accomplissements mais également de défaites, de revers et d’embûches. Pour patienter jusqu’à la reprise, je vous propose de revenir chaque semaine sur un fait majeur afin de se remémorer les moments qui ont constitué la saison de Portland. Aujourd’hui, retour sur un jour de l’an record pour Jusuf Nurkic.

 

Le lendemain du passage à la nouvelle année permet souvent de digérer une soirée de l’an mouvementée. Chacun sa méthode pour faire passer au mieux la gueule de bois ou le copieux repas de la veille. Certains hibernent pendant des heures, d’autres restent dans la canapé avec une bonne tisane et les plus téméraires d’entre nous tentent une sortie sportive. La NBA, elle, ne s’arrête jamais. En déplacement à Sacramento, les Blazers devaient se méfier d’une jeune équipe des Kings qui en a surpris plus d’un cette saison. Porté par un De’Aaron Fox dominateur pour sa seconde année dans la ligue, les fans des Kings voient également dans leur duo intérieur BagleyGiles un avenir brillant. Dans une rencontre avec un fort accent des pays de l’Est, c’est le joueur des Trail Blazers Jusuf Nurkic qui allait faire vivre un cauchemar à ses voisins nationaux. Pour sa seconde véritable saison dans l’Oregon, le Bosnien se plaît à merveille dans la configuration et les schémas de Terry Stotts. Sa relation sur pick-and-roll avec Damian Lillard fait des ravages et les Kings n’ont pas échappé à la sanction. Pire, ils ont vu de près la transformation de Nurkic en sa version la plus terrifiante, celle du Bosnian Beast.

 

Réputé pour sa poreuse défense intérieure, les intérieurs des Kings n’ont pu que constater les dégâts. Le tout était symbolisé par un Willie Cauley-Stein à la nonchalance agaçante, en proie à une pluie de critiques de la part de sa propre fan base. Dans un fauteuil, Jusuf Nurkic faisait ce qu’il voulait de la défense californienne. Quand il n’était pas occupé à servir ses coéquipiers qui coupait dans le dos de la défense, Nurk s’octroyait le droit de prendre sa chance de temps à autre. Bjelica, Koufos voire même Bagley ou Giles tentaient bien de stopper le Bosnien mais étaient contraint de faire faute à chaque fois, permettant à Nurkic de se rendre à plusieurs reprises sur la ligne des lancers-francs avec réussite (14/16). Dominateur offensivement, Jusuf Nurkic l’était tout autant défensivement. Pas vertical pour un sou et pas franchement mobile, l’intérieur de Portland compense par une vision de jeu et des mains toujours actives. Un contre sur Buddy Hield par ci, un ballon chipé dans les mains de Bjelica par là et le box-score de Nurkic s’étoffait au fil des minutes. Alors qu’on sentait se dessiner une performance assez historique, l’essentiel était loin d’être accompli pour les visiteurs. Ayant l’ascendant pendant une grande partie de la rencontre, Portland voyait le vent tourné au début de l’ultime période. Malgré ce revirement de situation, les Blazers parvenaient à arracher la prolongation grâce en partie à un Jusuf Nurkic qui rejetait par deux fois le pauvre Cauley-Stein. Plus expérimentés et sereins, les coéquipiers de Damian Lillard l’emportaient finalement en prolongations. Une victoire précieuse mais anecdotique à côté de l’immense performance réalisée par Jusuf Nurkic. Le pivot finissait la rencontre en  » five-by-five  » mais plus impressionnant encore, en compilant 20 points et 20 rebonds. Du jamais vu dans l’histoire de la NBA puisqu’il s’agissait du premier  » five by five  » de l’histoire avec 2 catégories statistiques à plus de 20 unités.

 

Ce soir-là, Jusuf Nurkic réalisait le meilleur match de sa carrière sous le maillot des Blazers ainsi qu’une performance qui restera gravée dans les livres de la NBA. Les intérieurs des Kings en garderont probablement des séquelles irrémédiables. 

 

(Crédit Photo : PortlandTrailBlazers.com / Bruce Ely)

 

 

Retrouvez les épisodes précédents de la série ci-dessous :

Épisode 1 : Quand Nik Stauskas gâchait la première de Lebron James

Épisode 2 : Damian Lillard comme chez lui en Floride

Épisode 3 : Seth Curry se lâchait enfin face aux Raptors

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