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Résumés de matchs

[Playoffs 1er tour] Game 5 : Damian Lillard est lunaire mais Portland s’écrase après 2 prolongations

Leader majestueux, Damian Lillard est l’image de l’équipe et de la franchise des Portland TrailBlazers. Il en est l’icône. Le souci étant que sur ce Game 5, ses coéquipiers ont pris ce postulat un peu trop littéralement…(147-140).

Damian Lillard a tout tenté, cela n’a pourtant pas suffi. © Bruce Ely / Trail Blazers

Denver Nuggets – Portland Trail Blazers 2 OT (147-140)

5 Blazers : Lillard – McCollum – Powell – Covington – Nurkic

5 Nuggets : Campazzo – Rivers – Porter Jr – Gordon – Jokic

Déroulé du match

9.8 secondes du gong final, et Portland est mené de 3 points. Le système place Damian Lillard en tête de raquette, seul face à Michael Porter Jr. La Ball Arena a beau rugir, le phénomène portant le numéro 0 n’en a que faire. D’un petit step-side qui lui est si propre, il crée un espace avec son défenseur et plante le trois points de l’égalisation, 121-121. Il n’y aura aucune équivoque : Dame porte ses coéquipiers dans ce match. Après avoir été menés de 22 points au 2ème quart, c’était déjà un miracle qu’à lui seul, il remette son équipe dans le cours du match, alors même que Denver avait le vent dans le dos. Et ce thriller des playoffs n’est pas prêt de s’arrêter là-dessus.

Le match commence de la façon la plus médiocre qui soit pour les hommes de Terry Stotts. Après 6 minutes de jeu, 0/9 pour les Blazers, une négligence détestable face à un sérieux admirable des Nuggets. Ce match était pourtant plein de promesses de prime abord. La série entre ces deux franchises au passé commun très lourd était à 2-2, et les Nuggets du futur MVP Nikola Jokic retournaient chez eux, en altitude. De leur côté, les Blazers sortaient d’une très jolie victoire sur leur parquet, portés par le trio Norman Powell – CJ McCollum – Jusuf Nurkic, et se devait de reprendre l’avantage du terrain au Colorado. Seulement voilà, du trio cité plus tôt, aucun n’est en rythme. Pire encore, aucun joueur des Blazers n’a l’air à son aise, hormis leur leader, qui se rend très vite compte de la situation d’urgence. Et face aux assauts répétés du Joker (35 pts, 11 rebonds, 9 passes), toujours plus crafty que jamais, il répondra. Et face aux 3 points toujours plus assommants des MPJ (26 pts), Austin Rivers (18 pts) et Monte Morris (28 pts), il répondra. Et face à la défense en gruyère de sa propre équipe, cumulée à une qualité offensive douteuse, il répondra. Tant et si bien qu’à quelques secondes du gong final, il plantera un énième shoot pour recoller au score en emmener les siens en overtime. Un sursis supplémentaire pour les joueurs de l’Oregon, quelques minutes en plus pour arracher une victoire.

Et dans la lignée de leur soirée, ces Blazers prennent le bouillon. Jokic reste un joueur fabuleux, dans un collectif huilé depuis le premier jour. Sans la défense de Jusuf Nurkic, éjecté pour la troisième fois de la série après 6 fautes personnelles, le pivot serbe a carte blanche. Une fois sous la barre des deux minutes restantes, la montre de Damian Lillard sonne à nouveau son réveil. Il remonte à lui seul le déficit de 8 points à coups de tirs lointains tout simplement ahurissants. 15 secondes restantes. 3 points de retard. Balle à Lillard qui remonte le terrain. Vous le sentez venir ? On est en droit de se dire « pas encore », n’est ce pas ? Ce ne sont pas une suite de mots logique dans le dictionnaire de Damian Lillard. Cross entre les jambes, spinmove, stepback, fadeway, trois points, 6 secondes restantes. Le compte est bon. À 135-135, Lillard relance la pièce, tombée sur la tranche pour la deuxième fois de suite. Les souvenirs d’un 4OT en 2019 remontent, et les fans de Portland commencent à regretter la recrue de l’époque, Rodney Hood. Puisqu’une fois encore, les Blazers n’y sont pas. Seul Dame semble vivre pour le terrain, le souci pour Denver étant que même à 1 contre 5, il parvient à prendre l’avantage. Avantage rapidement repris côté Nuggets grâce à une passe splendide du Joker pour un MPJ dans le corner gauche, qui ira faire brûler le filet avec cette balle. À 13 secondes de la fin, le scénario semble se répéter, Lillard remonte le terrain mais la défense des Nuggets semble déjà (et à raison) entièrement focalisée sur le meneur. Celui-ci verra un espace pour passer à CJ McCollum, laissé libre sur la gauche. Lequel ira toucher la ligne de touche en amorçant un sprint. Énième désillusion pour les Blazers. Un jeu de fautes et de lancers plus tard, le gong final retentit, et cette fois-ci il n’y a pas de retour sur le banc et de dessins sur les plaquettes (147-140).

Le MVP de la nuit : Damian Lillard

Stats : 55 points, 6 rebonds et 10 passes à 17/24 au tir dont 12/17 à 3pts en 51 minutes de jeu.

Qui d’autre, après tout ? Qu’importe la défaite, le MVP de cette nuit reste le leader des Blazers, Damian Lillard. Encore une fois stratosphérique, il aura tout tenté pour insuffler l’esprit de révolte à ses coéquipiers. Tout tenté pour recoller au score. Il aura fait trembler ses adversaires, fait danser ses défenseurs, et fait halluciner les Nuggets au grand complet. La réaction de Monte Morris au deuxième clutch shot de Dame ou encore la prière de Rivers en sont les preuves. Adresse insolente et coups d’éclats à la pelle, il brisera un nouveau record, celui du premier joueur à compiler 50 points, 10 passes et 10 3-points en un match, saison régulière et playoffs confondus. D’autant plus rageant lorsqu’on voit que cette performance dantesque a eu lieu dans une défaite…

https://twitter.com/BlazersFrance/status/1400070205561245699?s=20

Chiffre du match : 7%

C’est le pourcentage en OT des Blazers excepté Lillard. 1/14 au tir, 2 points inscrits. L’expression « porter l’équipe sur son dos » ou « tout faire tout seul » prend tout son sens avec cette statistique. Devant l’exploit de Lillard, aucun n’a su réagir, se surpasser, épauler leur leader et coéquipier devant chacune des folies qu’il faisait. Et pourtant, le match aura duré 12 minutes de plus que le temps réglementaire. Entre le dunk raté de Robert Covington ou la perte de balle de CJ, tout le monde est à l’amende.

Fait du match : Nurkic et sa gestion des émotions

Les statistiques étaient sorties avant même l’entame de match : les Blazers sont en 2-0 lorsque Jusuf Nurkic n’est pas exclu pour 6 fautes personnelles. Mieux encore, les Blazers sont en 2-0 lorsque Jusuf Nurkic est au dessus de 50% au tir. Ajoutons à cela le souvenir de cette superbe défense étouffante sur Nikola Jokic au Game 4, lui faisant passer le pire match statistique de sa carrière. Notre facteur X est donc capable du meilleur… comme du pire. Et en général, cette variable est beaucoup lié à ses émotions sur le parquet. Les fautes qu’il prend sont très souvent des réactions à sa colère suite à un no call ou à une friture avec un adversaire. Si Nurk reste un très bon joueur, profitable au mieux dans l’effectif des Blazers, il sort trop rapidement de son match lorsqu’il est bousculé, et c’est un réel handicap pour les Blazers, à l’image de cette série. Si Nurk n’atteint pas les 4 fautes avant mi-temps, il aurait pu jouer le 3ème quart. S’il n’est pas éjecté au 4ème quart, il aurait pu jouer les OT. Et l’issue du match aurait pu être différente…

Suite : Le Game 6 le vendredi 04 juin à 2h00

Un seul jour de repos pour les deux équipes qui repartent dans l’Oregon. Dos au mur, les Blazers n’ont plus le choix. Remise en question, changements drastiques, il faut que cette équipe montre un tout autre visage, pour l’avenir de cette série (et de bien d’autres choses qui découleraient d’une défaite). Parce que bien qu’on adore voir Lillard briser des records, que ce soit en tirant du logo ou de la Lune, preuve en est que les Nuggets ne sont pas une équipe face à laquelle une performance seule est viable à 100%. Les Blazers doivent être remontés, car les Nuggets n’ont plus qu’une victoire à accrocher pour passer au deuxième tour, et un Game 7 leur serait sûrement trop couteux en énergie s’ils aspirent à aller loin. CJ, impérial face à cette équipe il y a 2 ans, et très moyen cette année, a déclaré s’en vouloir beaucoup d’avoir gâché cette performance incroyable de son comparse, et veut absolument se racheter. Alors, 2019 : bis repetita ou revanche ?

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