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[Preview 2020-2021] Un joueur, une question

A quelques heures du coup d’envoi de la saison NBA 2020-2021, il est temps de recenser les attentes individuelles à chaque joueur de l’effectif.

C’est l’heure du conseil de classe pour les Blazers à la veille du début de la saison. © Bruce Ely / Portland Trail Blazers

Pour chaque joueur de l’effectif, on se pose une question sur sa saison à venir. Vous pourrez ressortir ces pronostics en fin de saison !

Damian Lillard : Un titre de MVP en vue ?

Sa réputation n’est plus à faire, on connaît tous le formidable leader qu’est Damian Lillard. La gâchette plus facile que jamais, si peu impressionnés par les distances qu’il en vient à faire des paris avec Stephen Curry. On s’attend à une énième grande saison pour Dame. Et comme tout le monde tend à y croire, l’effectif autour de lui n’a probablement jamais été aussi éclectique et talentueux. Alors pourquoi pas viser le MVP

CJ McCollum : L’année ou jamais pour CJ ?

CJ McCollum est l’un des plus gros facteurs X de cet effectif, encore et toujours. Symbole même de l’inconstance à tous ses états, le professionnel du mid-range s’est taillé une renommée qui n’est pas banale. Capable de frustrer à longueur de journée par son manque de régularité offensive et son cruel manque d’implication en défense, il reste un formidable joueur. Il l’a prouvé à plusieurs reprises, en portant l’équipe sur son dos. Pour peu que les Blazers jouent un match décisif, aucun doute possible : il faut parier sur CJ. La complémentarité avec son copain Dame n’est plus à refaire, mais les doutes persistent. Alors on se demande si cette année ne serait pas la dernière chance pour Christian James.

Jusuf Nurkic : Le retour du patron de la défense ?

Jusuf Nurkic est enfin de retour ! Malgré un échantillon très émouvant et rassurant lors de la bulle, ce fut surtout une longue attente jusqu’à la saison suivante qui faisait trépigner d’impatience les fans. A l’aube d’une saison que l’on espère aboutie, le Bosnian Beast rêve d’atteindre le niveau All-Star et de faire trembler le Moda Center comme jadis. Après Hassan Whiteside, le Bosnien va forcément changer la vie des Blazers en défense.

Carmelo Anthony : Peut-il prétendre au trophée de 6th man of the year ?

And Melo is back too ! Le futur Hall Of Famer l’avait promis : il resignerait à Portland. Son rôle, l’ambiance et la culture de l’équipe l’ont définitivement séduit. Et bien qu’à sa signature, il était stipulé qu’il jouerait principalement les seconds couteaux, en sortie de banc, il s’est dit prêt à embrasser ce nouveau rôle avec confiance. Toujours capable de coups d’éclats, une moyenne régulière de 15 points environ, des fondamentaux et une science du jeu qui en font toujours pâlir certains, c’est une pièce de choix sur le banc des Blazers. Avant même l’entame de la saison, il est considéré comme l’un des favoris pour le titre de meilleur joueur du banc.

The Trail Blazers kick off preseason with a win over Sacramento. Bruce Ely / Trail Blazers
Carmelo Anthony débutera sur le banc cette année. © Bruce Ely / Portland Trail Blazers

Robert Covington : Peut-il faire passer un cap à la défense ?

Le trade qui a déclenché les hostilités et qui a convaincu toute la Blazers Nation que Portland veut entrer dans la cour des grands cette saison. Robert Covington, le joueur 3&D incarné, le role-player en puissance, si convoité dans chaque franchise, a posé ses valises dans l’Oregon lors d’un coup de poker bien senti de Neil Olshey. De quoi satisfaire les cadres de l’équipe et cimenter un peu plus la défense des Blazers, qui a atteint la saison dernière les bas-fonds de la ligue. Si impeccable dans l’attitude, si précieux des deux côtés du terrain, le plug-and-play n’est qu’une formalité. Avec le retour de Nurkic et l’arrivée de Roco, cette défense a les arguments pour faire bien mieux cette saison.

Derrick Jones : Un rôle simple, précis mais bien accompli ?

Le dunkeur fou s’installe lui aussi à Portland. Après de belles saisons sous le soleil de Miami, Derrick Jones Jr. s’est laissé séduire par ce que la franchise pouvait lui offrir : un joli contrat et l’opportunité de jouer un plus grand rôle. Coaché par Erik Spoelstra, encadré par Jimmy Butler et Jae Crowder, le jeune ailier a la tête pleine de bons conseils, qu’il pourra exprimer à loisir dans notre effectif. Ca tombe bien, en l’absence de Zach Collins, il se retrouve propulsé dans le 5 majeur, en tant que défenseur de qualité et de slasher intimidant. À n’en pas douter, il en postérisera plus d’un. L’an passé, Portland manquait de soldats dévoués aux tâches ingrates. DJ pourrait bien s’en charger.

Rodney Hood : Un retour à son meilleur niveau ?

Décidément, on se rend d’autant plus compte du nombre de blessés qui sont de retour que lorsque l’on lit la feuille de match. Car Hoodie aussi revient de blessures, et pas n’importe laquelle : il y a plus d’un an, c’est son tendon d’Achillesqui s’est rompu, synonyme de fin de saison et d’une rémission lente et difficile. Malgré cela, son amour de la franchise, la ville et son équipe ont convaincu les dirigeants de Portland de croire en lui. Avec un nouveau contrat, il est prêt à revenir à son meilleur niveau. Il faut dire qu’à près de 50% de moyenne derrière l’arc, il était devenu une pièce centrale de l’effectif. Une blessure au tendon d’Achille n’est jamais anodine. Cependant, on peut se rassurer en se disant que le jeu de Rodney Hood est loin d’être basé sur ses seules qualités athlétiques.

Gary Trent Jr : Sur les mêmes bases que la fin de saison dernière ?

Le MIP de Portland l’an passé. Au cours d’une saison plus tumultueuse que jamais, l’une des plus fines gâchettes de l’équipe s’est décidée à prendre de l’altitude et du galon, alors que personne ne l’attendait. Car pour marquer les esprits à Portland, il faut de l’adresse et une bonne défense. Et ce n’est pas ce qui manque chez Gary, c’est d’ailleurs avec cette même défense qu’il s’est fait une place dans la rotation. Mieux encore, il a régalé de ses « Bang Bang ! » tout au long de la saison, atteignant même les hauteurs de la ligue lors de la bulle. Une mentalité de fer et un rythme de bosseur, on ne peut que l’attendre à un meilleur niveau. D’autant que sa création de tir semble aller bon an mal an.

The Trail Blazers kick off preseason with a win over Sacramento. Bruce Ely / Trail Blazers
Une main dans le visage, pas de problème pour GTJ. © Bruce Ely / Portland Trail Blazers

Anfernee Simons : Saura-t-il faire taire les critiques ?

Pendant que son copain de draft brillait de mille feux, Anfernee Simons n’était pas au meilleur de sa forme. Alors que tout le monde rêvait d’une relève de Lillard, le pauvre meneur s’est vu écrasé sous la pression, plombant ainsi sa production. Le cercle vicieux s’ensuivit donc, et les doutes se sont accumulés. Du moins chez les fans, car dans son équipe et chez les dirigeants, tout le monde croit en lui, et lui offre une deuxième chance. Aucun autre recrutement significatif chez les guards, on lui redonne les clés de la mène en second unit. On sait qu’il est capable de faire mouche et d’être impactant, les Kings en soient témoins. Mieux entouré, d’autant plus épaulé, il ne peut que progresser et devenir l’éclosion de l’année à Portland.

Zach Collins : Deviendra-t-il ce joueur qu’on attend tous ?

Un énième blessé s’en revient de l’infirmerie. Zach est dans une année cruciale : alors qu’on attendait ses performances de pied ferme à lui aussi et qu’on s’attendait à ce qu’il franchisse un cap depuis la starting lineup, le jeune intérieur a accumulé les blessures et les opérations. Celles-ci le tinrent éloigné des parquets suffisamment longtemps pour considérer la saison comme blanche. Et alors que son contrat n’est pas prolongé, le message est on ne peut plus clair : il faut prouver pour mériter. Zach en a les ressources, c’est indéniable, mais ses lacunes étaient encore gênantes dans sa progression. Deviendra-t-il ce joueur qu’on attend tous, en évitant les blessures et les fautes, toutes deux récalcitrantes ?

Enes Kanter : Le garde du corps va-t-il pouvoir limiter les carences défensives ?

« I’m coming home. » C’est sur ces mots qu’Enes Kanter pose le pied en Oregon et s’apprête à porter à nouveau les couleurs des Blazers, sous lesquelles il avait déjà joué la meilleure campagne de playoffs de sa carrière. Suite à celle-ci, il choisira de partir à Boston, où ses services en tant que back-up au poste de pivot sont requis. Mais la mayonnaise ne prend pas, et Neil Olshey voit là l’occasion de recommencer sa folle idée du « Nurk And Turk » à l’intérieur. Au vue de son expérience passée avec les Blazers, croire à sa rédemption défensive est tout à fait plausible.

The Trail Blazers kick off preseason with a win over Sacramento. Bruce Ely / Trail Blazers
Harry Giles III a impressionné en présaison face à son ancienne équipe. © Bruce Ely / Portland Trail Blazers

Harry Giles : A quel point pourrait-il s’immiscer dans la rotation ?

Si toute une fanbase pleure le départ d’un de ses joueurs, c’est pour une bonne raison. Et visiblement, ils sont nombreux dans la SacTown à regretter le départ d’Harry Giles. Joueur pour le moins intriguant, il a choisi Portland pour son esprit de camaraderie d’après ses propres dires. Et bien que ses minutes seront probablement limitées, il a prouvé lors de l’intersaison pourquoi sa fanbase était aussi présente. Une grinta de tous les instants, une jolie vista, un rim-runner de choix, débordant d’énergie, assez de talent pour enregistrer du double-double de moyenne. Giles intrigue, surprend et émerveille même par moments. De quoi peut-être prétendre au poste de back-up pivot.

Nassir Little, CJ Elleby, Keljin Blevins : Lequels d’entre saura se révéler ?

Il n’est pas dit que ces trois joueurs feront encore partie de l’équipe prochainement. Mais si tel était le cas, il leur faudra gagner des minutes, briller en garbage time ou profiter de quelques blessures pour jouer et surprendre. Car dans cet effectif qui vise au moins les playoffs, les minutes sont chères. On connaît ce type de scénario, et on sait qu’il peut mener à bien, Gary Trent Jr en est l’exemple. Mais Gary a d’abord marqué les esprits par sa défense, et c’est sur ce point qu’il leur faudra s’améliorer. Qu’importe le pick de draft qui nous a été attribué ou les relations que l’on a fait jouer pour être signé (Keljin étant le cousin de Lillard), tout le monde a sa chance. Il suffit d’être prêt lorsque son numéro sera appelé à la table d’arbitrage.

Il nous faudra du temps pour pouvoir juger pleinement les capacités de l’équipe, et les possibilités qu’elle pourra nous offrir en termes de résultats collectif. Ce même collectif qui est sans doute l’un des meilleurs jamais coachés par Terry Stotts, qui joue peut-être lui aussi sa carte de la dernière chance. D’après le coach, l’objectif sera de s’installer dans les top 10 de meilleure attaque et meilleure défense en NBA. A vous de jouer, maestro !

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