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[Preview Playoffs 2021] Le back-court des Blazers contre le front-court des Nuggets

Opposition de styles à prévoir entre les deux équipes, on dissèque un à un les matchs-ups des titulaires à venir dans cette série.

Les retrouvailles promettent d’être rugueuses entre Nurkic et Jokic. © Bruce Ely / Trail Blazers

Après s’être remémorer les dynamiques de fin de saison de chaque équipe, nous vous proposons d’analyser les forces en présence poste par poste sous forme de duel. Un pour les meneurs, un pour les arrières, et ainsi de suite jusqu’à arriver aux pivots.

Meneurs : Damian Lillard vs Facundo Campazzo

On attaque avec du très lourd côté Portland. L’omnipotent Lillard nous a encore gratifié d’une saison exceptionnelle d’un point de vue individuel. Sans CJ McCollum et Jusuf Nurkic pendant deux mois, le numéro 0 a endossé une fois de plus sa cape de super-héros afin de porter à bout de bras la franchise de l’Oregon. Pendant ces 25 matchs où il était le seul maitre à bord, Portland a enregistré 14 victoires pour 11 défaites grâce à des moyennes de 31 points et 8,5 passes de son meneur. Toujours aussi assassin en fin de rencontre malgré des tirs pris de plus en plus loin, Lillard semble arriver en forme au meilleur des moments comme le montre son récent trophée du joueur de la semaine. Si le retour de Will Barton est attendu, on risque d’assister tout de même à de nouvelles démonstrations offensives de la part du ROY 2013.

Face à lui se dressera un rookie pas comme les autres. À 30 ans, Facundo Campazzo a profité des blessures conjuguées de Jamal Murray et de Monte Morris pour gagner ses galons de titulaire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Argentin assure l’intérim comme un grand malgré ses 178cm. Véritable boule d’énergie, l’ancien de Madrid imprime un tempo élevé grâce à ses qualités d’intercepteur (quasiment 2 interceptions par match), sa vitesse sur terrain ouvert et son jeu fait de passes spectaculaires qui permet à Nikola Jokic de délaisser la création par séquences. Seul hic offensif, son faible 38% au tir qui le classe à la 3e position des joueurs de Denver les moins efficaces derrière Markus Howard et Shaquille Harrison.

AVANTAGE PORTLAND

Arrière : CJ McCollum vs Austin Rivers

Saison on ne peut plus frustrante pour le fidèle coéquipier de Damian Lillard. Avec un niveau de All-Star sur ses 13 premières sorties qui se sont ponctuées par 27 points, 5 passes et 4 rebonds à 47% au tir, 44% de loin et 84% depuis la ligne des lancers, CJ McCollum avait (enfin) franchi le cap que les fans de Portland attendaient. Malheureusement, une blessure au pied va le tenir éloigné des parquets pendant 2 mois. Après quelques semaines à essayer de retrouver son niveau d’antan, le natif de l’Ohio a de nouveau mis le bleu de chauffe en ce mois de mai avec 24 points de moyenne et des pourcentages toujours très propres (48-44-78). Souvent ciblé en défense, l’arrière aura sans doute à cœur de réitérer sa performance légendaire du Game 7 en 2019.

Comme évoqué précédemment, Will Barton se rapproche d’un retour. Cependant, le lancer en tant que titulaire après un mois d’absence nous paraitrait osé. C’est pourquoi nous pensons qu’Austin Rivers débutera ce samedi soir. Cloué sur le banc sous Tom Thibodeau, Austin Rivers revit depuis son arrivée dans le Colorado. Scoreur dans l’âme, l’ancien Clipper s’est parfaitement fondu dans le jeu léché des Nuggets. À la différence de Campazzo, il possède la capacité de créer son propre tir, ce qui peut faire du bien en cas de problèmes offensifs majeurs chez les Nuggets. À l’aise dans la moitié de terrain adverse, Rivers l’est un peu moins dans la sienne. Pas réputé pour être un stoppeur, le fils du Doc risque lui aussi de subir la force de frappe du backcourt de Portland.

AVANTAGE PORTLAND

Ailier : Norman Powell vs Michael Porter Jr.

Échangé contre le chouchou Gary Trent Jr., Norman Powell s’est parfaitement acclimaté dans ce rôle de troisième option derrière ses deux collègues de la ligne arrière. Capable de sanctionner au large mais aussi à l’intérieur, le champion NBA apporte une variation à l’attaque de Portland qui avait trop tendance à se reposer sur les tirs primés. En plus de son apport offensif, le Californien de naissance a renforcé une défense extérieure souvent exposée. De ce fait, si on s’attend à de grosses performances du duo McCollum-Lillard, Powell pourrait bien faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre en tant que facteur X de cette série.

Si certains affirmaient déjà que Michael Porter Jr. était le deuxième meilleur joueur de Denver quand Jamal Murray chaussait encore ses sneakers, depuis la blessure de ce dernier, le doute n’est plus permis. À 23,5 points et 5,6 rebonds de moyenne sur les 17 matchs disputés sans son meneur habituel, Porter Jr. confirme semaine après semaine le talent qu’on lui prêtait dès sa période lycéenne. À 56% au tir dont 49% de loin et 85% aux lancers sur cette période, le sophomore fait preuve d’une insolente réussite malgré une sélection de tirs loin d’être parfaite. Néanmoins si Robert Covington ou Norman Powell risque de souffrir face aux 2m08 du bonhomme, ses lacunes défensives doivent être sanctionnées par la franchise de l’Oregon.

AVANTAGE DENVER

Ailier fort : Robert Covington vs Aaron Gordon

Une saison contrastée pour le RoCo. En galère avec son tir lors de ses premières sorties sous le maillot Blazers, Covington a peu à peu retrouvé la mire pour terminer la saison à 38% de loin, ce qui constitue sa deuxième meilleure performance en carrière. Joueur de devoir, l’ancien Rocket s’est effacé avec le retour des cadres. En effet, le trentenaire vient de clôturer l’exercice avec son plus faible volume de tirs pris depuis son année rookie avec 7 tentatives par rencontre. Une tendance qui s’explique par ses coéquipiers portés sur l’attaque et son énergie laissée dans sa propre moitié de terrain, puisqu’il se présente aujourd’hui comme l’un des piliers défensifs de Portland.

Condamné à passer une nouvelle saison galère du côté d’Orlando, Aaron Gordon découvre les joies de la victoire à Denver. Depuis son intégration réussie, le 4e choix de la draft 2014 s’est mué en joueur de devoir avec une mission à remplir chaque soir qui est de ralentir les gros scoreurs adverses. Capable de switcher afin de défendre sur les petits, il sera intéressant de voir sur quel Blazer Mike Malone l’enverra au charbon. Recruté essentiellement pour ça, il serait très étonnant de le voir rester sur Robert Covington alors que ce dernier représente le dernier maillon de la chaine offensive de Portland.

MATCH NUL

Pivot : Jusuf Nurkic vs Nikola Jokic

Grand absent de l’épopée de 2019, Jusuf Nurkic devrait être motivé comme jamais à l’idée d’envoyer son ancienne franchise en vacances. En difficulté les trois quarts de l’année, Jusuf Nurkic a retrouvé son niveau sur le dernier mois de la régulière qui coïncide avec l’excellente forme de son équipe. Talentueux au possible, The Bosnian Beast apporte une fluidité en attaque grâce à sa qualité de passe et à son jeu intérieur rendant son équipe beaucoup plus dangereuse. De plus, sa présence en tant que socle défensif soulage ses extérieurs qui ne sont pas condamnés à effectuer un stop sous peine de concéder 2 points systématiques.

On finit avec le favori au titre de MVP, le Serbe Nikola Jokic. Homme à tout faire de Denver, le pivot a illuminé la ligue par sa vision de jeu hors du commun, sa qualité de passe tout simplement bluffante et sa variété de moves offensifs. À l’instar de Michael Porter Jr., le bât blesse défensivement. Si Jusuf Nurkic arrive à provoquer des fautes rapides, le Serbe risque de s’énerver et de potentiellement sortir de son match. Mais si ce dernier imprime son propre rythme sur cette série en régalant tous ses coéquipiers autour de lui, Portland connaitra une série on ne peut plus galère.

AVANTAGE DENVER

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