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[Profil Draft 2020] Josh Green, spectaculaire à tous les niveaux

Avec la faiblesse du poste d’ailier à Portland, il est certain que le dossier Josh Green se trouve sur la table du GM Neil Olshey. L’Australien a toutes les qualités pour se fondre dans l’effectif des Blazers.

Josh Green est l’une des cautions australiennes de cette Draft / © Mike Christy, Arizona Athletics

Présentation

Équipe : Arizona Wildcats (Freshman)

Âge : 19 ans

Taille : 1m98

Poids : 95 kg

Envergure : 2m03

Poste : Arrière / Ailier

L’Australie révèle régulièrement plusieurs jeunes talents chaque année. Le dernier en date, Josh Green. Passé par l’IMG Academy comme Anfernee Simons, Josh Green était convoité par les universités les plus prestigieuses du pays. Il a préféré se rapprocher de sa famille en s’engageant avec la fac d’Arizona. Pour sa seule année avec cette équipe d’Arizona, Josh Green n’était pas le leader offensif, évoluant logiquement derrière Nico Mannion. Avec ces actions spectaculaires et son costume de role-player de premier choix, il a malgré tout su se mettre en valeur pour prétendre au 1er tour de la draft 2020.

Attaque :

La palette offensive que propose Josh Green lorsqu’il entre sur le terrain ne peut que faire saliver les amateurs de basket. Systématiquement servi lorsque la moindre contre-attaque est amorcée, il n’y a aucun doute qu’il fera lever les fans de leurs sièges tant le sens du spectacle paraît faire partie de son ADN. Jouant avec les hauteurs pour claquer sa spéciale, le tomahawk sur transition, il a ceci dit la chance d’être assez rapide ou assez intimidant pour pouvoir arracher le panier lorsque la défense abandonne le joueur.

Mais en dehors de la contre-attaque, Josh Green est un slasher. Il est à même de se débrouiller dans le seul but de déposer la balle orange dans le cercle rouge. S’il est peu à l’aise pour se débarrasser de son défenseur direct en 1 contre 1, on est en droit de le suivre les yeux fermés. Que ce soit par un spinmove, un fadeaway ou tout simplement par un lay-up, Josh transpire le basket et le talent par tous les pores.

Pour ce qui est de sa qualité de shoot, elle est satisfaisante (42% au tir dont 36% à 3 points) malgré une mécanique de tir surprenante au premier regard. Le plus étrange se joue avec ses jambes, puisqu’il à l’habitude de tirer avec les pieds écartés mais des genoux qui se resserrent, se touchant presque, lui donnant l’impression qu’il chorégraphie « La Danse des Canards ». Mais qu’importe, on lui reconnaîtra un très bon jeu sans ballon et un démarquage remarquable, généralement dans le corner droit, pour sanctionner en catch-and-shoot si besoin. On peut cependant lui reprocher un trop faible volume de tir pris derrière l’arc (moins de 3 tentatives), faussant ainsi une véritable approximation de ses capacités.

Enfin, s’il lui arrive d’être brouillon et de forcer son jeu par moments, le fort QI basket de l’Australien lui sert aussi à trouver le joueur démarqué, surtout à l’intérieur, avec un jeu de passes qui apporte un rythme et une intensité de jeu de premier plan.

Défense :

C’est ce domaine de son jeu qui attire tous les regards. Car dans la NBA moderne, tous les coups sont permis, mais ils sont bien plus salués et encouragés quand ils ont lieu derrière l’arc. Et ce petit jeu des snipers actuels incitent toutes les équipes à cibler des défenseurs naturels, que ce soit par la free agency ou la draft. Ca tombe bien, Josh fait de la défense extérieure sa spécialité.

Très bon défenseur en 1 contre 1, son envergure en dissuade plus d’un, et force généralement le porteur de balle à se résoudre à une passe. Avec sa fâcheuse manie d’avoir les mains baladeuses en gênant les lignes de passes, il ajoute 1.5 interceptions à sa ligne de stats déjà très complète. Mais s’il est efficace contre les snipers, il est tout aussi intéressant quand la peinture est attaquée. Son profil naturellement athlétique couplé à une détente de choix lui donnent la possibilité de contester les attaques au cercle si besoin. Dans tous les cas, Josh a les capacités naturelles et le talent pour pouvoir s’occuper d’un grand nombre de joueurs, du poste 1 à 3, voire 4.

Ajoutez à cela une habileté au rebond et vous obtenez une bonne recette du joueur all-around. 4.6 rebonds de moyenne en 30 minutes, bon score sans être flashy, arrêtons-nous simplement sur sa polyvalence et son côté « homme à tout faire », si précieux aujourd’hui.

Le fit avec Portland

Quel est le plus gros manque des Blazers en ce moment ? La défense extérieure. Un forward semble donc être notre priorité, étant donné qu’il y a embouteillage chez les autres postes. Et pour cela, on peut faire confiance à Neil Olshey, qui a toujours su dénicher le bon coup.

Pour ceux qui ne parviennent pas très bien à visualiser quel type de joueur pourrait être Josh Green, autant le comparer avec d’autres joueurs de renom. Et les deux premiers qui viennent en tête ne sont autres que Danny Green et Wesley Matthews, pour les plus nostalgiques. Un excellent joueur de complément, avec assez de gniaque et de talent pour pouvoir jouer sur tous les tableaux que le basket puisse offrir.

Le profil parfait du 3-and-D en devenir, le diamant brut qui ne demande qu’à être poli. Une arme offensive, capable de jouer sans ballon et de scorer avec fiabilité, mais aussi de défendre les arrières adverses à la manière de notre Gary Trent Jr, c’est ce type de polyvalence que n’importe quel GM recherche. La défense, les cuts, le mouvement de balle et même le mouvement sans ballon, tant d’aspects dont les Blazers pourraient tirer parti.

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