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[Young Blazers] CJ Elleby, mode d’emploi d’entrée en NBA par la petite porte

Déterminé à s’enraciner dans la ligue-reine, CJ Elleby doit évoluer et progresser dans le véritable no man’s land qu’est cette saison NBA. Pas facile lorsque les minutes ne sont pas régulières…

Peu de minutes, mais beaucoup d’envie et un poil de surprise composent le jeune CJ Elleby. Bruce Ely / Trail Blazers

Introduction : À raison de deux mercredis par mois, nous vous proposons une chronique sur les jeunes Blazers de l’effectif (joueurs âgés de moins de 23 ans).

Qu’il est difficile pour un jeune joueur d’à peine 20 printemps d’intégrer une équipe NBA. Mais la difficulté augmente d’un cran lorsqu’en plus, sa sélection lors de la soirée de la Draft est tardive. C’est un travail de tous les instants, un combat acharné pour tenter sa chance et toucher un peu plus ce rêve qu’est la grande ligue.

Profil d’un presqu’inconnu

46ème pick de la Draft 2020, sélectionné par les Portland Trail Blazers, le choix de CJ Elleby était une pure surprise pour la Blazer Nation. Après le trade de Robert Covington qui a vu partir le 1st pick des Blazers chez les Rockets, il était alors acté qu’un seul jeune universitaire rejoindrait l’effectif. Les yeux se braqueront donc sur ce second choix qui révèlera quel sera le nouvel espoir futur qui renforcera les rangs de Portland. Une coupe afro envahissante, un visage encore juvénile (boutonneux diront même certains), le sourire jusqu’aux oreilles, CJ Elleby sera donc le choix de Neil Olshey. Et rapidement, qu’importe les attentes, les fans de Portland se feront une raison : In Olshey We Trust. Avoir le nez creux pour sélectionner les pépites cachées reste encore et toujours l’une des plus grandes qualités du General Manager. D’autant plus que son dernier choix en second tour se prénomme Gary Trent Jr, qu’on ne présente plus en Oregon. On lui fera donc confiance sur ce jeune joueur, en provenance des Cougars de Washington State.

Surgit alors un dilemme majeur dans l’effectif : le prénom CJ est déjà occupé chez les Blazers, comment faire ? Qu’à cela ne tienne, en toute originalité et après un vote à l’unanimité, le surnom « Rook » fera l’affaire le temps de la saison, et donc le temps qu’il se fasse un nom.

Plus sérieusement, CJ débarque plein d’envie et de bonne volonté, mais dans une équipe qui aspire à tutoyer la cime de sa conférence. Qui plus est, l’ailier se retrouve derrière de gros noms sur son poste, à l’instar de son prédécesseur Nassir Little. Et comme si ce n’était pas encore assez difficile dans cette saison exceptionnelle puisque marquée par la crise du Covid, les habituels allers-retours entre la NBA et la G-League pour les rookies sont stoppés, par sécurité. Ce qui implique donc : moins de chances de briller et d’offrir des actions ou stats aguicheuses. Ne reste plus que les fins de matchs en blow-out et les entraînements. La bataille des minutes va être rude.

Savoir saisir les opportunités

Cela dit, dans une saison rongée par les blessures et qui verra les Blazers de Terry Stotts adopter un nombre insensé de line-ups différentes, il y a de la place. Hormis les traditionnels garbage time, CJ trouvera tout de même quelques minutes de jeu dans des matchs plus serrés et à l’issue incertaine. Grapillant 8 minutes par-ci par-là entre quelques DNPs, il surprendra de prime abord par son hustle défensif. Réputé jusqu’ici comme un shooteur, on le surprend à tenir son joueur, et même à enregistrer des contres et interceptions, comme ce dernier.

Ce type d’action est justement celle qu’un coach ou, à terme, un front office, garderont en mémoire comme d’une action insufflant une énergie qui est plus que la bienvenue. D’autant plus dans ce match face aux Sixers, qui restera sa référence de la saison (sauf folie à venir). Début février, des Blazers amputés de Damian Lillard, CJ McCollum, Jusuf Nurkic, Nassir Little et Derrick Jones Jr vont s’imposer fermement à Philadelphie, premier de conférence, mené par le candidat MVP Joel Embiid, sur leur propre parquet. Elleby profitera des 31 minutes que le coach lui offre en prime time pour inscrire 15 points à 5/9 au tir, 7 rebonds, 1 passe, 1 interception et 2 contres.

Le désormais ex-Cougar reste prometteur et particulièrement imprévisible en somme. Sans pour autant se détacher du carcan habituel des rookies, qui compensent leur naïveté et inexpérience par leur hustle et leur énergie, il donne tout pour se rendre utile et engranger de la maturité, se façonner au métier. Et au-delà même du terrain, CJ semble tracer un chemin assez parallèle aux Nassir et Zach Collins, qui se sont révélés très expressifs depuis le banc dès leur arrivée, célébrant chacune des actions de leurs coéquipiers. De la graine de champion qui met du cœur à l’ouvrage, la recette du succès n’est pas bien loin.

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