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[Young Blazers] Harry Giles et Nassir Little, energizers sur le banc

Zoom sur l’apport des deux chauffeurs de banc et de salle de l’équipe : Harry Giles et Nassir Little.

Bien que leurs noms ne soient pas systématiquement appelés, ils n’en restent pas moins précieux pour leur équipe. © Bruce Ely / Trail Blazers

Introduction : À raison de deux mercredis par mois, nous vous proposons une chronique sur les jeunes Blazers de l’effectif (joueurs âgés de moins de 23 ans)

Parés à toute éventualité

Dans cette saison 2020-2021 si particulière et pourtant pleine de promesses et de renouveau pour cette équipe des Portland Trail Blazers, chaque pièce de l’effectif est d’une importance capitale. Et ce ne sont pas Neil Olshey, General Manager de l’équipe, et Terry Stotts, le coach, qui diront le contraire. Amplement satisfaits des recrues de l’intersaison, ils ont tout tenté pour construire et modeler une des équipes les plus polyvalentes possibles, afin d’être parés à toute éventualité. Parmi ces recrues, le nom d’Harry Giles a été une agréable surprise. Le jeune pivot de 22 ans débarque tout droit de Sacramento, dont les fans pleurent à chaudes larmes le départ de leur mascotte favorite. Car oui, Harry est un personnage unique en son genre, attachant hors du terrain et diablement talentueux une fois le pied posé sur le parquet. En quête d’une éclosion plus poussée, dans une équipe qui lui correspondait mieux en terme de compétitivité et d’intérêt pour son jeu, Portland s’est vu tout indiqué.

Pour sa part, Nassir Little n’a pour unique objectif que celui de progresser, tant et si bien qu’il fera regretter certains GMs de l’avoir ignoré lors de la draft de 2019. Son intersaison en est le meilleur miroir : à l’image de son comparse Gary Trent Jr, Nassir a choisi de se concentrer sur son basket pendant ses vacances. Désireux de s’implanter dans une rotation déjà fortement bouchée, il s’est donné tous les moyens d’y parvenir et de confirmer les attentes et surprises qu’il a laissé entrevoir la saison passée. Malheureusement, il prend conscience qu’il aura un temps de retard sur ses coéquipiers lorsqu’il se voit écarté de l’équipe à cause de sa positivité au Covid-19 dès la présaison. Ce même virus qui aura été foudroyant et tenace ne l’a cependant pas empêché de garder son objectif en mire.

Cet objectif, c’est celui d’être prêt à performer et à se donner corps et âme pour son équipe dès que le coach appelle votre nom. Le bémol : cet appel à la table de marque peut arriver à tout instant, comme il peut ne pas arriver du match. Partant de ce principe, Harry et Nassir ne sont pas de nature attentiste et vont même jusqu’à haranguer leur équipe depuis le banc, célébrant chaque point marqué par des cris d’enthousiasme. Car savoir se préserver et ronger son frein pour se déchaîner une fois que l’occasion se présente, c’est le cheval de bataille de cette jeunesse fougueuse.

Un vent de fraîcheur dans la second unit

Que ce soit par sa manière de communiquer avec ses coéquipiers en défense, sa vision du jeu en attaque ou son sens du sacrifice pour sauver une balle perdue, Harry Giles fait sensation. Et les fans l’adorent déjà. Sa polyvalence et son profil de rim-runner en font un joueur de choix lorsqu’il s’agit de redynamiser une équipe dans le mou. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé lors du match face aux Raptors ce lundi 11 janvier. Alors que Jusuf Nurkic était indisponible suite à une blessure, Harry se voit affronter une équipe qui aura mené les Blazers de 17 points pendant la rencontre. Et malgré seulement 5 minutes de jeu, 2 points, 3 rebonds et 1 interception, il aura réussi à se démarquer par son envie de bien faire, et à insuffler à toute l’équipe cette attitude de révolte qui ne trouvera de fin qu’à la victoire.

De son côté, Nassir n’a rechaussé les baskets qu’en garbage time, pour un maigre total de 12 minutes. Face aux Wolves le jeudi 7 janvier, il s’est toutefois permis d’attirer les regards avec un préambule de son entraînement et de sa progression. Un joli shoot après un dribble dans le dos puis un step-back pour déposer son défenseur direct, et le tour était joué. Le jeune ailier n’aspire qu’à percer sa coquille et exposer une mixtape plus impressionnante avec davantage de minutes, et c’est justement ce qui fait de lui un potentiel très bon joueur de banc.

Cette saison de tous les impossibles n’exclut absolument pas de voir ces deux joueurs intégrer la rotation de façon plus active et prononcée. La moindre blessure ou un état de forme à leur avantage pourrait les propulser vers un rôle plus établi et régulier, à l’instar de Gary Trent Jr. En attendant, ils ont conscience qu’il leur reste du travail et du temps pour confirmer leurs expectatives, à eux et aux autres jeunes de l’équipe.

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